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Christine Cogez-Marzani

Christine Cogez Marzani

Parisienne, née à Montparnasse, Christine Marzani a été, comme elle aime à le signaler “élevée à l’école de la République laïque et obligatoire”. Elle vit en Italie et tient à cette identité française qui lui est très chère.

Après des études de sociologie, elle commence par travailler dans les grandes chaines hotelières américaines, une école de vie et de travail enrichissants où cohabitent curiosité, organisation, diversité, sens du contact… on y grandit très vite.
Avec Rino, son mari italien féru de bonne cuisine, elle ouvre un restaurant italien à Paris avec des spécialités d’Emilie Romagne, la région d’origine de Rino : une aventure savoureuse, conviviale et florissante qui dure 30 ans, grâce à laquelle ils rencontrent des gens magnifiques, universitaires, artistes, … autant de rencontres qui souvent se transforment en de profondes amitiés.
Dans ce restaurant, ils veulent des vins italiens uniquement, et par dessus tout que ce soit des vins sains, digestes, des vins qui font rêver par leur fraîcheur, faits avec du raisin, comme ceux qu’on boit dans les premiers bistrots et caves à vins naturels parisiens qu’ils adorent : Le Baratin, Les Envierges, etc…

A l’époque ce n’est pas facile de boire nature italien, ni à Paris, ni en France d’ailleurs, mais Christine, toujours animée par une grande curiosité, cherche, toujours, des vins différents de ceux que l’on trouve alors. Elle parle de sa première rencontre, avec « la Madone du Moscato » Alessandra Bera ainsi : « J’ai découvert du fruit, et surtout du jus de raisin à peine cueilli, quelque chose qui ne ressemblait en rien au sucre en bouteille que l’on trouvait à cette période… Là m’est apparu comme une évidence que je devais aller à la rencontre de ce qu’il y avait derrière chaque bouteille de vin : connaître l’homme ou la femme qui le faisait, et connaître son terroir ». Alors elle cherche, elle s’intéresse, elle rencontre les vignerons italiens. Ce n’est pas facile mais le bouche à oreille fonctionne… Jusqu’au jour où l’idée éclot de faire, comme en France, un salon en Italie!
Grâce à une soirée entre amis, avec plusieurs vignerons français, et grâce à la volonté d’un maire, le salon naît. Il s’appellera « Vins de Vignerons -Vini di Vignaioli »!

Lors de la première édition à Fornovo en 2002 il y a une dizaine de vignerons …
En 2016 « Vini di Vignaioli » réunit 170 vignerons et, malgré un fonctionnement à taille humaine, il est devenu en Italie l’un des salons majeurs de vignerons-artisans. Chaque vigneron participant doit répondre à la charte de Vini di Vignaioli (cf la charte) qui préconise la transparence et le respect de la nature, agriculture biologique ou biodynamique, vendanges manuelles, pas d’utilisation de molécules de synthèse, aucun recours à des techniques physiques brutales
et traumatisantes (osmose inverse, filtration tangentielle, pasteurisation rapide, thermovinification etc…), une quantité minimale de sulfites ajoutés ou zéro sulfites.
– Pour les rouges : de 0 a un maximum de 60 mg/l
L’UE autorise 160 mg/l
– Pour les blancs : de 0 à un maximum de 70 mg/l
L’UE autorise 220 mg/l
– Pour les effervescents et les vins contenants plus de 5g/l de sucres résiduels un maximum de 100mg/l
L’UE autorise 400mg/l

Pour beaucoup de vignerons italiens l’histoire du vin naturel commence en France. “Souvent, dit Christine, je leur rappelle l’histoire de l’AVN (l’Association des vins naturels) et le rôle de cette association dans le mouvement que l’on connait aussi aujourd’hui en Italie. Et ça ne concerne pas seulement le monde du vin : il y a un tournant dans tout le monde paysan. Beaucoup de demandes se font pour aller vers des méthodes plus respectueuses de la nature, et on voit à travers différents procès en France les questions qui surgissent dans un milieu où la puissance de l’argent à toujours été très forte. Je pense qu’il faut absolument soutenir toutes les luttes paysannes agricoles et vinicoles. En Italie on a vu des amendes hors normes données à des vignerons pour avoir utilisé la parole “naturelle”. Nous ne sommes pas nombreux et pourtant la grande industrie s’intéresse à nous, soit pour écraser, soit pour utiliser ces choix croissants des paysans ou vignerons.”

L’Italie et la France sont extrêmement liées, ce sont des cousines, et les vignerons se rendent de plus en plus visite. On voit maintenant dans tous les salons la présence de vignerons qui viennent de toute l’Europe.

Aujourd’hui ce premier salon Vini di Vignaioli à Paris est la preuve que tous les vignerons defendent les mêmes valeurs, et c’est aussi une réponse au public de Paris qui est curieux de découvrir les femmes et les hommes qui vont raconter leurs vins et leurs terroirs d’Italie.